cité hanséatique

 

Le maire de Hambourg, Olaf Scholz, et son parti le SPD ont clairement remporté l’élection du Land dimanche 15 février. Cependant, la majorité absolue dans le nouveau parlement régional,composé de 6 partis, a été perdue. Le maire de 56 ans sera tributaire d’un nouveau partenaire de coalition. Les Verts, ses alliés, apparaissent désignés pour assumer ce rôle.

Le maire de Hambourg, Olaf Scholz, a remporté l’élection, mais a perdu la majorité absolue. Scholz a réitéré son annonce au sujet d’une alliance avec les Verts. « Je ne ai aucun doute que nous réussirons » a-t-il laissé entendre.

La CDU, le parti d’Angela Merkel, a atteint son score le plus bas depuis des décennies. L’AFD, le parti eurosceptique, est quant à lui représenté pour la 1ere fois dans un parlement ouest-allemand, ayant franchi la barre des 5% de voix à obtenir pour y siéger. Le FDP, le parti libéral, a réussi son retour à un parlement pour la première fois depuis son départ du Bundestag en 2013.

Les résultats des différents partis

Le SPD est donc majoritaire à 45,7%, par rapport à 48,4% en 2011. La CDU a perdu quant à elle six points avec 15,9%, contre 21,9% en 2011. Il s’agit de son plus mauvais résultat aux urnes de la viille. Les Verts améliorent leur score à 12,2%. Le Parti de Gauche Die Linke remonte à 8,5% contre 6,4% auparavant, le FDP à 7,4% contre 6,7%. L’AFD réalise donc une entrée remarquable en passant de 0% à 6,1%.

Ces résultats accordent 58 sièges au SPD, tandis que la CDU, malgré tout deuxième parti élu, obtient 20 sièges. Les Verts consolident leur position avec 15 sièges au parlement, tout comme Die Linke avec ses onze sièges. Le FDP est de plus représenté par neuf députés, tandis que l’AFD reçoit huit sièges.

Le taux de participation s’est révélé historiquement bas, à environ 56,6%, même si 27 000 jeunes de 16 et 17 ans avaient obtenu leur droit de vote depuis la dernière élection.

Le succès de l’AfD (Alternative für Deutschland) n’est pas à négliger pour Angela Merkel, qui a ainsi la preuve qu’une partie de son électorat peut être attirée par la tentation eurosceptique. Ce succès peut mettre un terme aux dissensions internes qui minent depuis quelques temps l’AfD, en consacrant son chef, l’universitaire Bernd Lücke, originaire de Hambourg, qui fait donc figure de prophète en son pays.

Le FDP, parti libéral disparu du Bundestag il y a 3 ans, renaît de ses cendres avec cette élection, la première depuis 2012 où il regagne des sièges au sein d’un parlement.

Pour la CDU, l’élection à Hambourg s’est transformée en débâcle: les 16% obtenus constituent leur pire résultat régional et le troisième plus mauvais score dans une élection de Land. « Le résultat pour la CDU à Hambourg n’est pas très bon », a déclaré son secrétaire parlementaire au Bundestag, Michael Grosse-Brömer. Il a par ailleurs tenu à souligner que: « Cette élection est à distinguer du gouvernement fédéral.« 

Certains médias y ont vu une triple victoire: celle du SPD, du FDP et de l’AfD. Die Zeit pointe du doit « l’importante part des +de 60 ans qui ont fait cette fois défaut à la CDU« , tandis que le Spiegel fait l’éloge du maire Olaf Scholz: « il n’est peut-être pas un orateur inspiré. Mais il est un dirigeant compétent qui respire la fiabilité et le calme, aux yeux de nombreux électeurs en pleine confusion.« 

Le maire plébiscité

Olaf Scholz, le maire, figure emblématique de la ville, a fait preuve « de compétences économiques et sociales, c’est la recette du succès du SPD », a déclaré le chef du SPD, Sigmar Gabriel.

De nombreux exemples viennent illustrer l’engagement du maire: la politique de logement, les centres de soins gratuits, les investissements dans les écoles et le développement économique de la ville, considéré comme l’une des plus actives en Europe, et dont le port soutient une concurrence mondiale.

Olaf Scholz

Olaf Scholz, maire de Hamburg, s’exprime devant les caméras après son succès aux élections

Scholz a mené sa politique avec pragmatisme, en mettant en avant les affaires et le développement commercial de la ville. Il est à présent même soutenu par l’industrie du hamburger. Ce succès dans les chiffres et dans l’image consolide sa position d’outsider de gauche, et met en difficulté son camarade Sigmar Gabriel, ministre de Finances, récemment critiqué pour sa trop grande complaisance aux choix politiques de Mme Merkel.

Quant aux interrogations sur une éventuelle candidature du maire de Hamburg à la chancellerie pour les élections de 2017, elles ont été repoussées par l’intéressé et Sigmar Gabriel, qui ont tous deux souligné l’importance de la mission qui lui a été de nouveau confiée: assurer le rayonnement de la cité hanséatique.

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